Archives par auteur Juliette Vacherie

La petite histoire des Primeurs

LES PRIMEURS DE MASSY : Notre grand frère a soufflé ses 20 bougies en 2017 !

Le festival des Primeurs a été créé en 1998 à Massy. Depuis 20 années se sont écoulées… 20 ans de découvertes musicales passionnantes et passionnées… 20 années que dans cette salle de l’Essonne – Paul B – les nouvelles musiques résonnent et réchauffent les cœurs dans le froid automnale. 20 éditions où des artistes aujourd’hui piliers de la scène française ont souvent faits leurs premières armes sur scène… 20 années de bonheur…

Dont 3 ans d’une nouvelle aventure avec nous : Les Primeurs de Castres !

Retrouvez les Primeurs de Massy sur leur site internet :
http://paul-b.fr/les-primeurs-de-massy/

Voici les visuels des 20 premières affiches des Primeurs de Massy

La petite histoire des Primeurs

Il y a 20 ans, peu d’événements étaient entièrement dédiés à la scène émergente et proposaient d’offrir une vitrine publique et professionnelle à des groupes ou des projets encore peu connus. C’est de ce constat et partant de la conviction qu’il était nécessaire de créer un évènement dédié à la présentation de talents en devenir que Christian Maugein, directeur de Paul B (scène déjà spécialisée dans les musiques, aujourd’hui labellisée SMAC) a fondé le festival des Primeurs de Massy en 1998, avec Olivier Poubelle (fondateur du Jardin Imparfait, société réunissant plusieurs structures œuvrant dans le champ de la production, de la diffusion et de l’organisation de spectacles). C’est ainsi qu’un choix fort s’est dessiné, s’adressant à des artistes qui sont à une période charnière de leur carrière, celle de la création et la sortie d’un premier album. Les premières œuvres sont souvent les moins réfléchies, les plus chargées en émotion, en vécu, elles sont riches d’affirmations artistiques et il semblait évident de les mettre en lumière au travers d’un événement.

Paul B, scène de musiques actuelles à Massy, est l’écrin depuis toujours des Primeurs de Massy, qui au fil du temps a su s’imposer comme un festival incontournable au cœur de la saison. Chaque année durant 4 jours, 20 artistes invitent le public sur le chemin de la découverte à travers des soirées conçues autour de l’éclectisme. Suivant une volonté de décloisonnement des genres pour favoriser l’exploration de terrains inconnus, l’idée des Primeurs est avant tout de brouiller les points de repères, en proposant aux spectateurs de voyager et de se laisser surprendre à l’intérieur d’une même soirée.

Tous les ans, les programmateurs – Christian Maugein, rejoint par François Beaudenon, directeur adjoint de Paul B en 2008, puis par Olivier Nicaise, directeur de Lo Bolegason à Castres depuis 2015 – sélectionnent les 20 premiers albums parus dans l’année qui leur semblent les plus pertinents. La programmation du festival qui a toujours été au plus proche de l’actualité, dessine une véritable géographie musicale de ces 20 dernières années, mettant en lumière les croisements et les échanges qui façonnent les esthétiques.

De Tryo, en passant par Camille, Asaf Avidan, Yaël Naim, The Shoes, Dionysos et bien d’autres, de nombreux artistes aujourd’hui reconnus sont passés par la case Primeurs, renforçant l’image professionnelle du festival qui reçoit aujourd’hui le soutien de nombreux partenaires.

En 2015, une opportunité se présente de se développer… elle vient d’une autre salle similaire et amie, Lo Bolegason – scène de musiques actuelles à Castres dans le Tarn : deux équipes différentes, à Massy et Castres, mais une envie commune de mettre en place une édition miroir, simultanément, à 700 kilomètres de distance. Cette évolution en forme de dédoublement marque un tournant dans l’histoire des Primeurs de Massy qui devient alors, également, les Primeurs de Castres. Car il aurait été absurde et déraisonnable de faire du festival des Premiers albums un événement gigantesque, c’est un autre espace géographique (mais non temporel) qui a été créé à Castres pour multiplier les présences et les occasions de rencontres entre artistes et publics.

Radio Elvis Album © Nicolas Despis

Radio Elvis

Album > Les conquêtes
Genre : rock à textes

Mêlant rock lettré et chanson à texte, Radio Elvis s’est imposé en deux EP comme le chef de meute de cette jeune scène hexagonale qui fait sans tabou ni fausse modestie du français la nouvelle langue du rock. Avec Les conquêtes, sa poésie brute sur fond de mélodies têtues fait mouche. Elvis the King … of France.

Samba de la muerte © BenPi

Samba de la muerte

Album > Colors Genre : Pop protéïforme

Au commencement était la folk, puis le jeune caennais a mis des lunettes pour enfin voir le soleil. La lumière fut, et avec elle, toutes ces couleurs qui composent désormais sa musique. En anglais et en français, il y a de l’Orient, de l’Occident, de l’Afrique, du synthétique, de l’organique, de l’électrique, des caresses et du venin… Plus de samba que de muerte en définitive.

THE DIZZY BRAINS © Alice Gregoire

The Dizzy Brains

Album > Out of the cage
Genre : Mada punk

Look j’m’en foutiste, riffs acérés, rock’n’roll débridé, diatribes incendiaires sur la société et ses élites, les Dizzy Brains pourraient sortir de n’importe quelle cave de Leeds ou de Poitiers. Sauf que la leur, elle est située à Tana, la capitale de Madagascar, un pays où le rock n’est pas encore tout à fait vivant. Brain dead.

Le Common diamond © L Benatre

Le Common Diamond

Album > The Fade Out
Genre : Space Pop

S’il y a une connexion directe entre les rêveries interstellaires de l’enfance, les couleurs des films Super-8 tournés sur une plage et la pop de club des années 80, Le Common Diamond l’a découverte. Une musique rêveuse et éternellement adolescente, propice aux grands espaces comme aux univers plus feutrés. Diamants sur canapé.

Broken Back

Broken Back

Album éponyme
Genre : Electro Folk

Mélodies entêtantes, rythmiques électroniques sautillantes et insouciantes, les compositions de ce jeune Breton s’offrent en miroir à une génération qui piétine allègrement les frontières. Si une pointe de tristesse affleure par moments, elle ne fait pas long feu devant l’optimisme résolu de ses chansons. Back to happiness !

Rocky

Rocky

Album > Soft machines
Genre : House, rock & reggae

Des nordistes (de France) qui fantasment un autre Nord (celui de l’Angleterre), bizarrement ça donne une grosse machine à danser, portée par une voix sensuelle. Entre new-wave canaille, house pétaradante, reggae numérique et soul sous tranxen, les Rocky sont cool, sexy et gagnent toujours avant le terme. Rocky Balboa.

Le Vasco

Le Vasco

Album > La transe des oiseaux
Genre : R’n’b 3.0

R’n’b vaporeux, pop mutante, rock synthétique, hip hop défoncé aux tranquillisants, il y a un peu de tout ça dans cette musique. C’est difficile à décrire mais ça fait du bien à l’écoute. En tout cas, il y a chez Louise et ses garçons l’obsession d’explorer de nouveaux territoires musicaux. Vasco de Gama